Le développement personnel, c’est comme les arbres en automne

« Et si je disais réellement ce que j’ai besoin de dire? »

Billet d’Humeur n°16 – octobre 2015

Chroniques d’une merde qui s’aime.

Le développement personnel c’est comme les arbres en automne.

Nous sommes dans l’automne déjà bien avancé, et certains arbres commencent à perdre leurs feuilles. Chaque année, les feuilles tombent avant l’hiver, pour repousser le printemps suivant. C’est toujours le même tronc, sauf qu’il pousse tranquillement, se renforce, grossit, augmente ses racines, pendant que les vieilles feuilles vont nourrir le sol autour et que des nouvelles feuilles, plus nombreuses, plus vigoureuses, toutes neuves, arrivent après la période de gestation d’hiver.

Moi, ça me parle. Je suis un arbre.

Mon tronc est toujours nourrit par mes propres racines, mais il m’incombe aussi de nourrir ma terre. En chaque instant, mes prises de conscience alimentent cette terre, et chaque saison de printemps et d’été m’entraînent dans le feu de la vie, j’y travaille mon automate, encore et encore, mes programmes limitants, je crève les barrages pour libérer le flot des idées, planter les graines de mon mieux être, désherber et désencombrer le terrain des vieilles croyances, des pensées sombres et castratrices, arroser ce qui doit pousser. En automne, je récolte les fruits, je me rends compte de mes nombreuses et puissantes ressources, je décide de faire des jus, des compotes ou du lacto fermenté, pour l’hiver. Je vais pouvoir me poser avec tous ces trésors, rassurée sur mes réserves, et laisser faire ma nature, reposer de l’effort, laisser se transformer le compost. Je sais que le tronc continue de pousser, de se consolider, et que le printemps prochain, les feuilles repousseront.

Bien sur, tous les arbres ne perdent pas leurs feuilles en hiver

mais tous ont un cycle vivant. Il y a ceux qui sont bichonnés, ceux que l’on coupe pour les faire rester nains, ceux qui poussent sauvages, ceux qui sont écrasés par les promeneurs, reproduits pour la vente, exposés pour la beauté, transplantés parce qu’ils gênent pour être plantés ailleurs où ils pourront mieux servir. Il y a ceux qui poussent dans les cailloux, ceux qui poussent dans les jardins imaginés par l’homme où ils ne trouvent pas leurs marques. Il y a ceux qui sont clonés, ceux qui se développent merveilleusement une année et qui refusent de donner des fruits l’année suivante, il y a ceux qui poussent droit vers la lumière dans la foret et ceux qui s’entortillent et se rabougrissent, il y a les arbres d’apparat, ceux qui poussent dans le désert et ceux qui ont besoin de tous les soins….et ceux qui meurent à l’ombre des grands frères plus vigoureux.

Mais à chaque printemps, la nature reprend ses droits.

A chaque travail d’introspection, de cheminement et d’auto questionnement, je renforce mes racines, et je transforme l’arbre de mon SOI vers l’essence contenue dans ce qui fut un jour, des graines. Le développement personnel c’est ça. Le chemin vers SOI, c’est ça. Retrouver ce qui est contenu dans les graines, et faire pousser, renforcer, mettre de l’engrais, désherber, et quand l’arbre est grand et que l’on connaît ses caractéristiques, on peut lui offrir le meilleur. Ou pas. Mais l’humain a le pouvoir de choisir. S’il doit accepter de perdre des feuilles, c’est pour apprendre qu’il va en pousser de nouvelles, plus belles, plus fortes, le printemps d’après, et pour les perdre à nouveau. Il y aura toujours des tempêtes, des inondations , des épidémies ou des sécheresses. Mais un arbre dont les racines sont fortes et bien ancrées dans le sol, s’en sortira toujours, même si parfois, il met des années à reprendre de la vigueur.

Parfois, l’homme prend soin de lui, en lui coupant les branches, afin de lui laisser le temps de renforcer ses racines et de recommencer sa croissance. Et parfois, l’humain a besoin de changer de rythme, de maison, de compagne ou de mari, d’air, de métier, sinon d’environnement, pour que les portes s’ouvrent à nouveau. Tous cela ne fait il pas partie du jeu de la vie ? Tout cela ne se reproduit il pas indéfiniment jusqu’à la fin de la vie ?

Alors, résister ou repousser mentalement ne sert à rien. Parce que de toute façon, cela arrive. Et certainement pour notre plus grande surprise de renouveau et de joie ! Un temps. Puis probablement, le cycle se reproduira, alors que nous résistons à laisser les choses se faire. Et nous épuisons contre nature.

Voilà cette nature qui revient au galop !

Alors, respirons, puisque nous ne pouvons pas faire autrement, et pour le reste, laissons faire ce qu’il y a à faire. Tant que nous sommes en vie, soyons vivants  et respectons notre petite voix intérieure.

A bon entendeur….

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