l’argent et les émotions

Pourquoi je n'aimais pas l'argent?

Probablement l’avez vous remarqué...

L’argent est un sujet super sensible.

On dit beaucoup que c’est juste une énergie, un moyen.

Ne pas aimer l’argent conduit à se frustrer d’une énergie

précieuse.

L’aimer trop conduit à surenchérir l’avoir au détriment de l’être,

et à ouvrir les vannes d’une frustration permanente.

Dans les 2 cas, vous êtes frustrés.

Ce qui vous rend la vie d’adulte très compliquée.

Il s’agit quand même de voir

que nous sommes, comme sur d’autres sujets brûlants,

la résultante de notre propre histoire d’éducation et de conditionnement.

Mon incapacité à aimer l'argent pour ce qu'il est

J’ai donc eu envie de vous raconter ma propre histoire ,

et ce qui a été longtemps un des fils rouges

de mon incapacité à aimer l’argent pour ce qu’il est.


Il a toujours été impossible de parler dans ma famille.

Mes parents ne parlaient jamais de rien,

en tout cas, devant moi.

Ils étaient englués dans leurs histoires difficiles respectives,

et parler, revenait à risquer de savoir des choses,

ce qui pour eux, était insupportable.


J’étais une enfant plutôt très vivante, très spontanée,

et j’avais besoin de parler et de rire.

J’avais besoin de savoir des choses.

Donc je parlais tout le temps, et riais à l’école avec mes camarades.

Et cela conduisait toujours à des brimades, des punitions, et des humiliations.

J’ai fini par avoir peur de montrer mes sentiments ou de poser des questions,

voire même de dire des choses, tout court.

Comment j'ai du braver ma peur

Et puis, j’ai eu 15 ou 16 ans,

et je me souviens avoir été très torturée intérieurement,

par des tas de questionnements,

comme c’est normal à l’adolescence,

sans pouvoir me confier à qui que ce soit chez moi.


J’étais tellement mal de ça qu’un jour,

je décidais de braver ma peur,

et d’aller affronter le silence de mon père.

Je me souviens d’être entrée dans l’enfilade du salon salle à manger,

où mon père était assis, tout au bout, sur un canapé, devant la télé.


Je tremblais de tous mes membres,

mais j’étais courageuse ou inconsciente,

et je commençais à peine à dire : « papa, je v…. »

que mon père détourne ses yeux de l’écran de télé,

lève sa main gauche ouverte devant lui comme un bouclier,

pour m’arrêter dans mon élan,

cherche avec l’autre main au fond de sa poche,

en sort un billet de 10 francs,

et me dit :

« je sais ce que tu veux…tiens, va t’amuser... »

​Il me jette le billet qui retombe sur le parquet devant lui,

et se remet à regarder la télé.

Fin de l’épisode.


Je me souviens avoir tourné les talons

et être allée pleurer de rage dans ma chambre.

Mes croyances par rapport à l'argent

Mon expérience de l’argent est donc liée à un événement ( parmi tant d’autres)

qui a crée la croyance en moi :

→ que l’argent tue les émotions

→ que si je choisis l’argent, je n’ai plus le droit de m’exprimer

→ qu’avec l’argent, je me coupe de mes ressentis

→ que je dois prendre de l’argent plutôt que d’essayer de comprendre les choses.


J’ai donc grandi avec la croyance que les 2 sont incompatibles :

c’est ou parler et partager des choses, mais en chier et gêner l’autre ( mon père),

ou avoir de l’argent et s’amuser.


Vous voyez bien là un programme totalement invalidant

si je voulais plus tard gagner ma vie et en même temps m’épanouir.

Pendant des années, j’ai travaillé passionnément, beaucoup,

mais tout l’argent que je gagnais me filait entre les doigts.


Du côté de mon père, l’expérience avec l’argent parlait peut être de

--> sa loyauté envers sa famille, les non dits, les secrets, les drames de son histoire ?

--> sa peur d’être touché dans ses émotions, un truc qu’il n’avait jamais appris ?

--> sa peur de ne pas pouvoir maîtriser et contrôler, d’être dans l’insécurité ?

--> son angoisse de découvrir ses manques ?

--> faire passer l’argent avant les sentiments, attitude qui parle du peu d’amour de soi ?

--> sa croyance que l’argent crée une sorte de protection contre la souffrance.


Cette expérience a bloqué, chez moi,

non seulement le flux de vie qui avait besoin de s’exprimer,

mais aussi un comportement sain par rapport à l’argent.

​Et pourtant, mon père ne croyait il pas me faire plaisir ?

Les croyances toxiques

Probablement que pour donner une légitimité à mon père,

j’ai développé les croyances limitantes suivantes :

  • l’argent serait un moyen de colmater les plaies, la souffrance,

une manière d’éloigner les vraies questionnements, les prises de conscience…

  • l’argent serait une manière de me rapprocher du plaisir,

alors que par ailleurs, j’ai été élevée dans l’interdiction du plaisir et du rire.

  • que je ne peux pas gagner ma vie en alliant le plaisir et la manière de recevoir l’argent.
  • La valeur n’est pas dans ce que je partage ou révèle de moi même,

mais dans le fait de recevoir de l’argent pour aller jouer et tourner le dos à ma souffrance

​Tout ça met à jour des barrières à ma relation saine avec l’argent.

Pourquoi je ne le vois pas?

Ces barrières  entravent ma liberté, mon autonomie

et finissent par me rendre malade.

Alors qu’est ce qui fait que si longtemps, je ne les vois pas ?


Tout dans notre existence est lié à nos sens et nos sens sont liés au cerveau.

Si l’un fonctionne sans l’autre, une partie de notre énergie se referme sur elle même.


Mon cerveau à ordonné à mon corps qu’avoir de l’argent permet de s’amuser,

mais pas d’aller mieux ?

Alors j'ai décidé de me passer d'argent.

Pendant d’autres longues années,

j’ai décidé que je devais m’éloigner de la valeur argent, et j’ai vécu sans ,

ou en tous les cas, je croyais que je devais m’en passer, complètement.

Jamais non plus, je ne me suis laissé offrir quoi que ce soit par qui que ce soit.


Ce programme, parmi tant d’autres,

m’a fait faire un nombre considérable d’expériences différentes,

m’a menée dans des dead ends, des plans complètement foireux,

des relations conflictuelles avec des associés,

des dépenses inconsidérées,

des quêtes dans l’avoir qui se terminaient toujours mal,

puis dans le déni le plus élémentaire de cette énergie nécessaire

jusqu’au déni de moi même…

​Ce qui m'a sauvée

Le déconditionnement m’a pris un certain temps, vous l’imaginez.

J’ai du travailler à mes désidentifications, à la relation avec mes valeurs,

débusquer mes croyances, comprendre mes vrais besoins,

mettre en lumière mes comportements récurrents,

pour mettre en lumière qui je suis vraiment dans cet enchevêtrement d’automatismes

qui au final, me faisaient du mal.


Aujourd’hui, je suis assez fière de pouvoir considérer

que l’argent peut me rendre heureuse

et que je peux, en même temps,

m’autoriser à être qui je suis, à exprimer mes besoins,

mes désirs, mes émotions,

que l’un et l’autre ne sont pas incompatibles.


Le secret ?

J’ai du vouloir changer !

Le prix de la joie et de la liberté !


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A tout bientôt!

Michelle

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