N’essayez jamais de vous filmer à poil avec votre smartphone!

Billet d’humeur n°18 28 juillet 2016

Laissez moi vous conter une petite histoire…

nue dans l'eau

Ce matin, je m’étais rendue sur mon lieu magique et secret, pour méditer au bord de l’eau, et profiter d’une heure de détente, de bonheur, offrant ma peau à la caresse du soleil et du vent, et je décidais avec toute la dévotion dont je suis capable de pardonner enfin à toutes les personnes pour lesquelles je gardais encore , même inconsciemment, des poussés refoulées de haine, des traces de désirs de vengeance, des colères plus ou moins identifiées d’histoires passées et surtout, dans la foulée, de me pardonner à moi même de m’être fait subir ces émotions toxiques, ces traces de souffrances devenues inutiles pour vivre ma vie.

Et à ce moment là, quelques larmes aux yeux, je me dis que je vais descendre dans la rivière, m’immerger dans son eau purifiante, telle que je suis là, dans la nudité et la vulnérabilité que j’offre avec tant de plaisir au soleil et au vent. Pour immortaliser ce moment, l’idée me vient de me filmer, alors je positionne le smartphone sur un rocher, avec un angle du plus bel effet, et tout en déclenchant le film, j’entends une petite voix intérieure me dire que le téléphone risque de glisser avec le vent, et de tomber à l’eau.

Néanmoins, j’entame ma douce plongée, et tout en regardant du côté du smartphone, et sentant le vent forcir, je me surprends à vivre le truc en même temps qu’il se produit. Dans le même temps où je me dis que le vent forcit, qu’il va faire glisser le smartphone et que celui ci va tomber dans l’eau, les faits se produisent exactement, au ralenti, et moi, tout en me délectant de cette délicieuse purification qui me lave divinement de mes dernières traces de colère et de ressentiment, je regarde le film de mon téléphone qui bouge, se déplace doucement, glisse du rocher, et va plonger, comme moi, dans les remous de la rivière.

Je n’ai pas bougé, alors que l’objet était à 3 enjambées. Je reste là, à essayer de comprendre ce qui est la réalité et ce qui fait partie du film de mon intuition. Peut être de mon intention. Qui sait ?

Ce qui suit est d’autant plus troublant, que c’est l’histoire qui continue de me raconter ce qui est en train de se passer.

Je sors le téléphone de l’eau, tranquillement, en riant intérieurement, en me disant que j’avais vaguement entendu qu’il fallait le démonter et je mets les pièces au soleil, pour les sécher. Et je me dis que cet épisode est là pour me dire quelque chose.

Je me souviens alors que j’ai eu un instant l’idée de mettre la vidéo sur facebook, pas pour montrer mon corps nu, quoique…mais pour parler du pardon. Faire mon billet d’humeur sur le pardon. Je dis toujours à mes clients, que pardonner, c’est ok, une très belle idée, mais que tant qu’on a encore mal, c’est pas encore le moment. Pardonner est une puissante thérapie pour grandir, à condition d’avoir fait le chemin pour conscientiser les enjeux de ce qui s’est passé. Et donc, aujourd’hui, au bord de l’eau, je me suis rendue compte que ma vie était complètement transformée et que les histoires anciennes n’avaient plus d’impact négatif sur ma joie intérieure. Ou du moins, plus consciemment. Et que c’était possible de pardonner.

Sur ce, une belle et puissante énergie se met à circuler dans mon corps et je me couche à plat ventre sur ma serviette, prends le livre des secrets d’OSHO , et ouvre une page au hasard.

Je lis : «  le corps est un temple. Votre corps est le temple du divin. Alors, ne le traitez pas comme un objet. Il est sacré, il est saint. Quand vous prenez une inspiration, ce n’est pas uniquement vous qui prenez cette inspiration ; c’est le Divin qui est en vous. Vous mangez, vous bougez, vous marchez ; c’est encore le Divin qui vous habite. Dans ce cas, ce qui touche à votre corps appelle à la dévotion.

On dit souvent des saints qu’ils ont l’air d’aimer leur corps, qu’ils le traitent comme s’il s’agissait de celui de leur bien aimée. Vous pouvez traiter votre corps de cette façon ou bien comme une simple machine. Vous pouvez le traiter avec un sentiment de culpabilité, de péché, comme quelque chose de sale. Mais vous pouvez aussi le traiter comme quelque chose de miraculeux. Comme un véritable miracle. Vous pouvez voir en lui la demeure du Divin. Cela dépend de vous. Vous pouvez traiter votre corps comme un temple. Avec la plus grande dévotion. ».

Si je récupère mon smartphone, qui sait, je vous mettrai peut être le bout de vidéo s’il est sauvé….…..parce que d’ici là, j’aurais médité sur le Divin en moi.

Je vous souhaite de magnifiques baignades….

SOİ titudement !

image riowestern.com

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