PDC 4: Jamais assez de rien

L’histoire de Marlène

Jamais assez de rien ?

Souffrez vous de carence affective?

Marlène est de 5 ans plus jeune que sa sœur aînée, Juliette. Elles ne s’entendent plus vraiment depuis que Juliette s’est enfuie à 17 ans de chez ses parents. Elles n’arrivent pas à se parler. Elles essaient bien sur, mais cela ne fonctionne pas. Marlène ne supporte pas la tournure que prennent les discussions entre elles.

Elle prétend que les sujets abordés par sa sœur sont anxiogènes et aimerait pouvoir choisir les thèmes de discussion avec sa soeur. Elle veut pouvoir tout  contrôler.  Elle a aujourd’hui 50 ans et les    apparences   donnent à croire qu’elle est heureuse.

Lorsque les 2 sœurs vivaient encore chez les parents, Marlène avait sous les yeux, quotidiennement, une grande sœur qui était punie, brimée, battue, humiliée, parce qu’elle s’exprimait, disait ses besoins, ses envies, ses colères, et ne se laissait pas faire par un père qui ne supportait pas de voir sa fille se rebeller. L’éducation reçue était sévère, bourgeoise, stricte, pleine de fruits défendus et de non dits.

Du coup, Marlène, qui est intelligente, a compris que si elle voulait la paix, le mieux à faire était de se taire, ne rien demander, ne pas se plaindre et de fait, a développé un déni de soi afin d’être sure de recevoir l’approbation et le reconnaissance parentale.

Plus tard, elle a tout fait « juste » : elle s’est mariée, a 3 beaux enfants, son couple a l’air de bien fonctionner, ils gagnent beaucoup d’argent tous les 2, ont une magnifique villa dans un très beau quartier, reçoivent des amis, partent en vacances sans limites, et possèdent tout ce qui est possible d’avoir. Rien n’est assez beau pour Marlène. Rien n’est simplement « assez » pour elle.

Mais…son mari boit. Des très bons vins, mais il boit. Ses enfants ont choisi des voies professionnelles bien dans les clous pour être très rentables, mais commencent à se poser des questions sur la pertinence de leurs choix.

Marlène contrôle tout. Et pour cause. Dans sa jeunesse, elle devait contrôler ses émotions pour ne pas suivre le calvaire de sa sœur. Et pour cela, elle a intégré le programme de refoulement de ses émotions, des non dits et du contrôle de soi.

Le résultat est que Marlène culpabilise, inconsciemment bien sur, d’avoir tout ce qu’elle a eu , par rapport à sa sœur, qui elle, en a bavé des ronds de chapeau. Et elle ne peut pas communiquer avec sa sœur de manière sereine. De même, sa compulsion à la consommation, à la perfection, sont des signes de son automate à la survie.

 

Pour Marlène, si elle s’arrête de contrôler, tout s’écroulera. C’est sa croyance profonde. Et son calvaire quotidien.

Son schéma de compensation et de contrôle lui donne une forme de pouvoir, d’influence. Elle est obligée constamment de chercher la reconnaissance à l’extérieur. Mais au fond d’elle même, il y a un doute constant, un manque de confiance parce qu’elle n’a jamais vraiment pu savoir qui elle est , ce qu’elle sent vraiment et vit un manque de reconnaissance dans tous les domaines.

Ce manque de reconnaissance s’extériorise dans ses divers échecs lorsqu’elle a essayé de se développer professionnellement, malgré une grande et fine connaissance de son champ d’activité. Cette carence affective précoce peut la poursuivre toute sa vie grâce à la résistance qu’elle déploie au quotidien et qui devient ce cercle vicieux qui la pousse à la consommation excessive.

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