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Comment déjouer les ruses du mental

La réalité n’est complexe que du fait de l’ignorance

« tout est simple ; la réalité est simple.

Elle semble quelques fois complexe du fait de l’ignorance ;

sinon, tout est simple. Une fois qu’on sait, tout devient simple.

Mais la connaissance est difficile – non pas à cause de la réalité,

mais à cause du mental.

Ce sont vos pensées qui vont chercher à créer des difficultés.

Le mental va vous dire que vous n’avez pas le temps »…

Le mental freine parce qu’il n’a pas envie que tu ailles voir

ce qui se passe réellement.

Le mental t’a aidé à arriver jusqu’ici sans trop d’encombres.

Il t’a évité de souffrir à nouveau de tes blessures.

Il t’a éloigné des terrains de guerre dangereux.

Il t’a maintenu dans une survie.

En fait, il te maintient dans une prison,

où tes pensées vont créer continuellement des complexités,

où tu ne peux pas faire entrer la conscience.

Voici l’exemple d’une de mes clientes qui me dit :

« je sens la panique me tomber dessus lorsque mon mari organise les choses pour moi.

J’ai le sentiment tout de suite qu’il me donne des ordres et que je deviens esclave de la relation.

Je sens alors monter en moi un agacement que je n’arrive pas à maîtriser

et qui souvent se transforme en colère, que je garde en moi et qui, bien sur,

va se transformer, petit à petit en frustration. »

Elle va comprendre avec le travail, que ce qu’elle n’aime pas,

ce n’est pas que son mari organise et prenne les rênes,

mais que cela fasse naître en elle un sentiment d’impuissance,

d’incapacité à prendre ses responsabilités.

Et ce dont elle va prendre conscience surtout,

c’est que c’est elle même qui induit ces situations lorsqu’elle a peur

de se trouver dans l’obligation de prendre elle même des initiatives,

parce qu’elle est persuadée, inconsciemment, qu’elle n’est pas capable

de gérer les choses, ou qu’elle ne saura pas faire.

Tu vois, le mental exige que tu fasses des expériences qui se réfèrent à ton passé.

Et ce passé, souvent, détruit les expériences que tu pourrais faire au présent.

Le mental exige aussi que tu fasses des projections sur le futur.

Et c’est ainsi que naît la peur.

C’est elle qui est à la base de toutes les expériences avortées,

de toutes tes intentions mortes dans l’oeuf,

de toutes tes tentatives de transformation qui n’aboutissent pas.

La peur de devenir libre de faire et d’être ce que tu es vraiment.

Parce que se projeter sans limites, c’est se projeter dans un monde inconnu.

La peur naît aussi quand tes pensées te mettent devant des montagnes infranchissables.

Quand tu penses obstacles avant de penser possibilités.

Quand le mental est à l’œuvre, il te met toutes les barrières devant le nez

pour rester dans ta zone de confort.

Et comme tu as désappris à ressentir et reconnaître tes émotions,

tu te laisses faire par ce qui au fond,

n’est qu’une illusion de ce qui est possible maintenant.

Tu te laisses piéger par ton mental.

Tu crées toi même ta souffrance

– Tant que tu n’as pas compris sur quoi reposent les stratégies de survie de ton mental

– Tant que tu n’as pas vu sur quoi repose ta zone de confort.

– Et tant que tu ne sais pas pourquoi tu n’arrives pas atteindre

ce qui fait sens pour toi.

Comprendre les choses est le chemin de ta tête.

Sentir les choses est le pouvoir de ton corps.

Osho dit aussi : « La connaissance, si elle n’est pas vécue, n’est pas une connaissance »

Elle permet de faire les expériences, d’en tirer un apprentissage de ta propre vérité.

Elle permet que tu sortes de ton identification à ce que tu as été et vécu dans ton passé.

Elle permet que tu deviennes la fleur ou l’arbre qui était dans la graine.

C’est en somme, aller regarder au fond de toi, ta part qui sait.

Qui a toujours su, avant de se faire conditionner par celles et ceux qui croient savoir mieux que toi.

C’est l’histoire de tout le monde.

Pourtant le choix est à ta disposition, tout le temps, toujours.

Quand le GPS interne ne fonctionne plus

Mais ce sont encore tes peurs qui t’empêchent de te réapproprier ce pouvoir.

Et le conditionnement incessant du mental te tiens éloigné

du fonctionnement qui est juste pour toi.

Il fait en sorte que tu sois de moins en moins capable de ressentir, et du coup,

ton GPS émotionnel ne fonctionne plus.

Quand tu ne vis pas tes ressentis, c’est comme si tu étais en dehors de ton corps.

C’est comme si tu opposais une résistance à ce que tu es en réalité en train de vivre.

Tu n’es ni dedans, ni dehors de toi. Tu es en permanence en déséquilibre.

Tu passes constamment entre des moments qui ressemblent à de la joie

et des moments qui ressemblent à de la colère ou de la tristesse.

Mais tu ne sais jamais réellement ce qui t’arrive.

Et c’est pourquoi s’installent les pathologies.

Tu vis alors de résistance, de contrôle, de leurres,

parce que tu ne connais pas le fonctionnement de ton mental et de ton corps.

Tu vas te laisser manipuler par un automate en toi qui fait de toi ce qu’il veut.

Et tu es chahuté, ballotté, ton image de toi est floue, inconfortable.

Le sens de ton chemin change tout le temps.

Tout ce que tu feras ou obtiendras, deviendra inutile

parce que ton mental prendra le dessus.

C’est ainsi que ton corps finira par ne plus très bien fonctionner

et c’est la base des mal être, des dépressions, voire des maladies.

Le corps s’épuise à devoir aller toujours ailleurs que là où tu es.

Le corps s’épuise à être en conflit permanent avec ton intellect.

Le corps s’épuise à essayer de retenir les moment où tu te sens bien

alors que ton mental ne cherche qu’à te replonger dans le passé ou le futur.

C’est un yoyo permanent, des montagnes russes, et tu ne sais pas comment faire pour sortir de ce cercle vicieux.

La V.I.E. pour sortir de la crise ?

Alors j’en reviens à mon sujet de départ.

En quoi la V.I.E, la Valorisation de l’Intelligence Émotionnelle,

est elle une des indispensable portes de sortie de crise ?

Apprendre son intelligence émotionnelle est une sorte de méditation,

c’est un des moyens pour stabiliser ton centrage, ton alignement.

Apprendre à quoi servent les émotions et comment elles peuvent se manifester,

est une des clefs de la santé.

Comprendre les choses et les ressentir c’est pas la même chose.

Tu comprends les choses avec ta tète

et tu sens les choses avec le corps et le cœur.

Quand tu sais ressentir les choses,

tu sais par exemple que l’événement que tu es en train de vivre ne te convient pas, et tu peux décider de voir les voyants lumineux qui s’allument dans ton corps,

et faire les choix qui s’imposent.

C’est comme quand le voyant rouge s’allume sur le tableau de bord de ta voiture,

et que tu sais que tu dois mettre de l’huile dans le moteur.

Tu n’as pas besoin d’un garage ni d’un mécanicien.

Tu sais ce qu’il faut faire.

Et quand tu es par exemple en colère, restes dans ta colère, vis ta colère.

Ne la refoules pas. Ne la nies pas. C’est la vie en toi.

Tu es, quand tu sens la colère en toi.

Fais l’expérience de cette colère.

Si tu la refoules, tu t’éloignes de ce qui est vivant en toi.

Cette émotion peut justement te sauver la vie.

C’est ta sensibilité qui te mène à retrouver la Santé.

C’est de développer ta sensibilité qui te permet d’acquérir

les outils de connaissance de qui tu es.

Le conditionnement que tu subis tous les jours est là

pour transformer ta sensibilité en machine.

Parce qu’une machine est plus facile à manœuvrer.

Il suffit d’avoir le mode d’emploi.

Si tu commences à ressentir les choses,

et donc à reprendre le gouvernail de ton bateau,

tu seras beaucoup moins malléable,

tu ne te laisseras plus manipuler,

tu reprendras les rênes de ta vie.

Ne prends pas cela à la légère.

Et donc,

dans les prochains articles, je te parlerai de transgression.

De la transgression de ton obéissance aveugle,

qui peut rendre très malheureux(se) !

C’est là qu’on va rentrer dans les choses sérieuses.

Bienvenu(e) dans l’aventure OSE ta SANTE .

Et n’oublie pas que le pouvoir de changer est entre tes mains !

 

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danielle - 9 août 2018

merci Michelle pour ce bel article qui me parle beaucoup

, malheureusement!!!!

Répondre
    Michelle - 13 août 2018

    bienvenue, Danielle. Heureuse d’avoir pu éclairer certaines zones d’ombre.

    Répondre

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